et de sélection génétique rigoureuses, voire scientifiques et abouties, portées par des techniques de promotion et de commercialisation, modernes et ambitieuses (livre généalogique en ligne, site-web dédié, e-enchères, etc.), toutes entières orientées au seul service des éleveurs. Dès lors, il ne doit rien au hasard que le cheval de sport hollandais compte au nombre des plus recherchés, aussi bien par les investisseurs professionnels que par les pratiquants amateurs, tant par souci d’efficacité que par désir d’affichage d’un certain « standing ».

Ainsi, des quelque 6 000 poulains mâles nés en 2007, environ 650 se sont présentés en décembre dernier, presque quotidiennement et durant près de trois semaines, devant un comité de sélection composé de trois professionnels de l’élevage et des chevaux de sport. Préalablement, ils avaient dû satisfaire à un certain nombre d’exigences vétérinaires, notamment en matière de vaccinations règlementaires. Lors de cette première inspection furent observés les éventuels défauts ou tares rédhibitoires, décelables visuellement, la rectitude des aplombs, la qualité des allures « en main » et, pour les sujets à orientation obstacle, les aptitudes démontrées lors d’un test de saut en liberté sur un enchaînement de trois obstacles. A l’issue de ce premier « écrémage », les quelque 200 candidats étalons retenus, en vue de la seconde expertise,  durent auparavant satisfaire à un contrôle radiographique des os et articulations, ainsi qu’à un examen clinique des voies respiratoires, aussi bien que des appareils cardio-vasculaire, reproducteur, dentaire, ainsi que des yeux.